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Google Ads · Shopping

Google Shopping : votre flux compte plus que vos enchères.

Sur Shopping, il n’y a pas de mots-clés à acheter. Google lit votre flux et décide seul où montrer vos produits. Voici ce qu’il regarde, et par où commencer.

Miguel Menargues
Co-fondateur · 5 min de lecture

Un ruban de fiches lumineuses, chargées de lignes de données, alimente trois produits posés sur des plaques de verre bleues : un vase, une enceinte et un sac.

Quand une campagne Shopping plafonne, le réflexe est de toucher aux enchères ou au budget. C’est rarement là que se trouve le problème. Sans mots-clés, Google n’a qu’une source pour comprendre ce que vous vendez : votre flux produits. Un flux pauvre, c’est un produit mal compris, donc montré sur les mauvaises recherches, ou pas montré du tout.

Ce que Google lit dans votre flux

Pour chaque produit, Google croise le titre, la description, la catégorie, les attributs (couleur, taille, matière, marque) et la page de destination. C’est à partir de ces champs qu’il rapproche un produit d’une recherche. L’enchère décide ensuite combien vous êtes prêt à payer, mais seulement sur les recherches pour lesquelles votre produit a été jugé pertinent.

Autrement dit : un flux incomplet réduit le terrain de jeu avant même que l’enchère n’entre en compte.

Le même flux sert partout où vos produits apparaissent : les annonces Shopping, les campagnes Performance Max et les fiches gratuites de l’onglet Shopping. Le corriger une fois améliore donc toutes vos diffusions à la fois.

Les titres, premier levier

Le titre est le champ qui pèse le plus. Il doit reprendre les mots que vos clients tapent, dans l’ordre où ils les tapent : type de produit, marque, caractéristique distinctive, variante. Un titre pensé pour le catalogue interne ne correspond à aucune recherche.

Exemple fictif · titre produit
Avant

Nova 40 - Laiton

Après

Suspension LED Nova 40 cm en laiton, variateur intégré

Google accepte jusqu’à 150 caractères, mais l’internaute n’en voit souvent que les 70 premiers, parfois moins : l’essentiel doit tenir au début. Trois choses n’ont rien à y faire, et Google les interdit d’ailleurs dans ses consignes sur les titres :

  • le texte promotionnel : prix, soldes, livraison offerte, nom de votre boutique ;
  • les majuscules pour insister ;
  • les symboles et caractères décoratifs.

Sur un catalogue de plusieurs centaines de références, on ne réécrit pas à la main : on construit des règles qui assemblent les titres à partir des attributs, par exemple type de produit, puis marque, puis matière, puis couleur. C’est le rôle d’un outil de gestion de flux comme Channable.

Attributs et catégories

Chaque attribut renseigné est une raison de plus d’apparaître sur une recherche précise. Couleur, matière, taille, GTIN : ce sont aussi ces champs qui alimentent les filtres de Google Shopping. Un produit sans couleur a moins de chances d’apparaître quand l’internaute filtre par couleur.

Le GTIN, le code-barres du produit, mérite une ligne à part. Google le recommande pour tout produit auquel le fabricant en a attribué un : il l’aide à identifier exactement ce que vous vendez et à le rapprocher des bonnes recherches. Un produit qui a un GTIN et ne le transmet pas peut même être refusé.

La catégorie Google doit être la plus précise possible. « Luminaires » est trop large ; la bonne branche de l’arborescence aide l’algorithme à vous classer parmi les bons concurrents. Google attribue d’ailleurs une catégorie à chaque produit à partir de vos données : raison de plus pour qu’elles soient exactes.

Le type de produit (product_type) est l’autre classement, le vôtre : celui de votre boutique, du général au particulier. Google ne l’impose pas, mais c’est lui qui permet d’organiser vos enchères et vos rapports selon votre propre logique.

Images et page produit

L’image principale doit montrer le produit, et seulement lui. Google y interdit tout ce qui ressemble à de la publicité : texte ajouté, prix, « livraison gratuite », filigrane, cadre, logo qui ne fait pas partie du produit. Il demande au moins 500 × 500 pixels et recommande 1 500 × 1 500 ou plus. Une photo nette sur fond neutre reste la valeur sûre.

La page de destination doit dire la même chose que le flux : le prix et la devise transmis doivent être ceux affichés sur la page produit et au paiement. Sinon, Google refuse le produit, et le signale dans Merchant Center.

C’est d’ailleurs le réflexe à prendre : un passage par semaine dans Merchant Center, où les produits refusés ou limités sont listés avec leur raison. Une synchronisation cassée ou une erreur de prix se corrige vite ; découverte un mois plus tard, elle a coûté un mois de diffusion.

Les causes de refus les plus fréquentes, et la marche à suivre pour remettre vos produits en ligne, sont détaillées dans notre article Produits refusés dans Merchant Center.

L’idée à retenir

Sur Shopping, l’enchère fixe le prix. Le flux décide de la place.

Ensuite : structure et marge

Un flux propre ouvre la voie au reste : une structure de campagnes qui sépare les produits selon leur potentiel, et des enchères pilotées sur la marge plutôt que sur le ROAS affiché.

Les libellés personnalisés (custom_label_0 à custom_label_4) servent exactement à cela. Invisibles pour vos clients, ils classent vos produits par marge, par saison, par vitesse de vente ou par tranche de prix, et deviennent des filtres dans Shopping et Performance Max. Un simple libellé « marge élevée » ou « marge faible » suffit souvent à ne plus traiter de la même façon un produit qui rapporte et un produit qui fait seulement du chiffre.

C’est l’ordre suivi pour Lumeers : d’abord le flux, ensuite la mesure, puis la structure. Lire l’histoire Lumeers.

Pour aller plus loin : le dossier Google Ads, et la page Agence, qui détaille notre accompagnement.

Questions fréquentes

Faut-il un outil de gestion de flux ?

Pas pour vingt produits. Au-delà de quelques centaines de références, ou dès que vous vendez dans plusieurs pays, un outil comme Channable évite les corrections à la main et applique les mêmes règles à tout le catalogue.

Mes produits n’ont pas de GTIN : est-ce bloquant ?

Non, si le fabricant ne leur en a jamais attribué. C’est souvent le cas d’une marque propre : on laisse alors le champ vide et on renseigne la marque et la référence fabricant (MPN). En revanche, un produit qui a un GTIN doit le transmettre, sinon Google peut le refuser.

Combien de temps avant de voir un effet ?

Les modifications sont prises en compte dès que Google a retraité vos produits. On lit d’abord l’évolution des impressions et des clics, puis on juge le chiffre d’affaires sur plusieurs semaines, pour lisser les variations.

Le flux suffit-il sans un tracking propre ?

Non. Le flux décide où vos produits apparaissent ; le tracking dit à Google lesquels vendent. Si les conversions remontent mal, l’algorithme optimise sur des données incomplètes.

Parlons de vos chiffres.

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